Nous incitons les artistes à propager le texte de cette vidéo (ICI) par tous les moyens. N’hésitez pas à le  communiquer lors de vos concerts.

Nous, les Lundis d’Hortense sommes abasourdis par l’annonce dans la presse du 4 mai par les politiques d’un accord faisant l’unanimité au sein du secteur artistique. Le projet de réforme du “Statut” des travailleur·euse·s des arts et de la création ne tient pas ses promesses et est rejeté par une grande partie du secteur, dont des fédérations professionnelles ayant participé aux consultations.

En effet, une partie du secteur a bien été consultée (entre autres l’UPAC-T, l’Union de Professionnel·les des Arts et de la Création – pôle Travailleur·euse) via un processus de concertation WITA (Working In The Arts) mené par les cabinets ministériels. Cette concertation a abouti à un note résultant de nombreux de
compromis. L’UPAC-T a insisté sur le fait que tous les éléments de cet accord étaient interdépendants et qu’on ne pouvait pas déplacer les curseurs sans modifier l’équilibre actuel de la proposition et rendre ce nouveau statut impraticable. Par ailleurs, une autre partie du secteur avait déjà communiqué son désaccord avec certains points de la note WITA de 2021.

Cependant, la note WITA a ensuite été modifiée par la majorité politique à l’emporte pièce et sans aucune concertation avec le secteur. Cette réinterprétation totalement déconstruite n’a été publiée que deux jours après l’effet d’ annonce dans la presse. Cet effet d’annonce en trompe l’œil montre sans doute une grande méconnaissance de la réalité du terrain et un empressement à faire passer cette loi en faisant fi des recommandations du monde culturel qui travaille sur le sujet depuis de nombreuses années…

Si ce projet de réforme passe, les conséquences seront désastreuses pour le secteur artistique, toutes disciplines confondues. Nous craignons que l’accès ne soit pas simplifié, que la réforme ne soit pas plus inclusive, qu’il y ait une forte augmentation des démarches administratives, que les conditions d’obtention soient arbitraires,… pour ne citer que cela. Vous retrouverez ici l’analyse des textes et le communiqué de presse de l’UPAC-T qui détaillent les écueils du projet de loi. Nous sommes membres du Facir qui est représenté au sein de l’UPAC-T et nous partageons leurs inquiétudes.

Néanmoins, nous avons encore la possibilité d’agir pour faire essayer de faire évoluer ces textes avant leur entrée en vigueur.

Que pouvez-vous faire concrètement ?

1/ Dans un premier temps
Avant le 31 mai : répondez à l’appel lancé par les syndicats du secteur en faisant remonter vos réactions par mail (même si vous n’êtes pas syndiqué.e, les syndicats nous l’ont confirmé et travaillent en front commun) pour qu’ils appuient votre avis dans leur rapport au CNT (conseil National du Travail) qui doit remette un avis au gouvernement le 10 juin. Nous, Lundis d’Hortense, avons rédigé un mail type (en lien ICI) que vous pouvez utiliser ou modifier comme vous le souhaitez et quelques détails à ce propos.
Participez à l’évènement du 30 mai : Information/mobilisation sur le « statut du travail des arts » organisé par le font commun des syndicats.
Relayez les informations, notre lettre et parlez-en autour de vous.
Si vous voulez faire entendre votre voix. Inscrivez-vous sur la plate-forme WITA pour réagir : d’autant qu’après le statut, ce sont les droits d’auteur qui vont être revisités….
D’autres propositions d’action sont/seront présentées ici dans l’onglet « agir ».

2/ Dans un second temps
avant fin juin, nous vous proposerons d’écrire aux parlementaires. Nous vous relayerons aussi d’autres types d’actions par mail. Restez vigilants et ne ratez pas le coche. Nous avons très peu de temps pour agir.

La position des Lundis d’Hortense face à la situation
Les Lundis d’Hortense sont clairement opposés au texte de réforme en l’état actuel.
En tant qu’association, notre réflexion sur le sujet dépasse le cadre de cette réforme et comprend l’ensemble des aspects de la vie culturelle et de tous ses act.eurs.rices
Nous sommes solidaires avec l’ensemble du secteur : artistes toutes disciplines, techniciens, métiers de support, nous sommes tous interconnectés et interdépendants.
Nous sommes membres du Facir qui est représenté au sein de l’UPAC-T. Nous partageons les mêmes craintes présentées dans son analyse des textes et son communiqué de presse .
Nous sommes solidaires et partageons certaines des craintes d’une grande partie du secteur dont les positions n’étaient pas spécialement alignées sur celles de l’UPAC-T, et tenons à relayer tous les appels à l’action pour faire en sorte que le texte ne passe pas en l’état.
Par rapport à nos membres, les musicien.s.nes ou toute autre personne qui pourrait lire ce document :

Pour Conclure
Enfin, informez-vous, partagez et communiquez l’information avec des sources. Nous avons terminé de rédiger ce texte le lundi 23 mai, entretemps de nouvelles informations sont sans doute déjà arrivées.

Nous cherchons à vous informer du mieux que nous le pouvons et espérons que, selon vos sensibilités, vous passerez à l’action d’une manière ou d’une autre. L’art est un bien à la fois commun et individuel, il nous faut le préserver.

Merci d’avance.
Bon courage à toutes et à tous,
Les Lundis d’Hortense